Comité canadien de recherches antarctiques (CCRA)

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Depuis 1994, la Commission canadienne des affaires polaires (CCAP) représente le Canada auprès du Comité scientifique pour les recherches antarctiques (CSRA), un comité interdisciplinaire du Conseil international des unions scientifiques (CIUS) qui est chargé d'entreprendre, de promouvoir et de coordonner des travaux de recherche scientifique en Antarctique et de fournir des conseils scientifiques relativement aux traités sur l'Antarctique. En tant que membre du CSRA, la Commission est chargée de défendre les intérêts du Canada en rapport avec la science antarctique et bipolaire, de communiquer l'information pertinente du Comité aux chercheurs du Canada qui s'intéressent aux questions polaires. Pour conseiller les intéressés sur ces questions et sur d'autres questions ayant trait à la recherche dans la région antarctique et pour faire en sorte que les chercheurs canadiens participent aux activités de planification cruciales et encouragent la coopération internationale en recherche antarctique et bipolaire, la Commission a créé le Comité canadien de recherches antarctiques (CCRA) en tant que comité antarctique national du Canada, selon les dispositions établies par le CSRA.

Mandat du CCRA

Le CCRA sera l'organisme consultatif national sur les dossiers antarctiques, qui relèvera de la CCAP, et assurera la liaison entre la communauté scientifique antarctique internationale et les scientifiques canadiens qui font de la recherche antarctique et/ou bipolaire ou qui aimeraient s'engager dans cette voie.

Le CCRA fera des recommandations à la CCAP pour la désignation des personnes chargées de représenter le Canada au sein des groupes de travail du CSRA, donnera des conseils sur les attributions et assurera la circulation de l'information entre les scientifiques canadiens et les groupes de travail.

Le CCRA examinera les propositions concernant la recherche antarctique (dans le cadre du Programme d'échanges Arctique-Antarctique et d'autres programmes) au besoin.

Membres et Conseillers, 2014-2015

Dermot Antoniades

Dermot.Antoniades@cen.ulaval.ca

Photo de Dermot AntoniadesDermot Antoniades détient une Chaire de recherche du Canada et est chargé d’enseignement au département de Géographie de l’Université Laval. Ses recherches actuelles portent sur les effets du changement environnemental et des processus anthropogènes sur les environnements aquatiques, notamment dans les régions tempérées, subtropicales et polaires. Il évalue ces effets à l’aide d’indicateurs substitutifs comme les diatomées, les pigments algaires, ainsi que les propriétés géochimiques des sédiments. M. Dermot Antoniades détient un doctorat de l’Université de Toronto.

Kathleen Conlan

Kconlan@mus-nature.ca

Dr Kathleen ConlanMme Conlan est titulaire d'un doctorat en taxonomie et évolution et d'une maîtrise en écologie marine. Sa recherche en taxonomie porte sur l'évolution et le comportement des crustacés amphipodes, organismes semblables à des crevettes dont l'habitat s'étend des océans les plus profonds aux forêts tropicales humides, de l'Arctique jusqu'à l'Antarctique. Elle a nommé deux nouveaux genres et 48 nouvelles espèces. En fait, deux espèces portent son nom. Sa recherche en écologie marine concerne les effets de la perturbation du lit marin sur la structure des collectivités. Elle a étudié les répercussions de l'exploitation forestière sur la zone côtière des fonds marins en Colombie-Britannique et du déversement d'hydrocarbures de l'Exxon Valdez en Alaska, ainsi que les effets du till provenant des icebergs sur les fonds marins de l'Arctique, et ceux de l'activité humaine dans l'Antarctique.

En plus de publier les résultats de ses recherches dans des revues scientifiques, Mme Conlan enseigne et fait un travail de vulgarisation. Elle fait participer des élèves des écoles élémentaires et secondaires à ses excursions en Arctique et en Antarctique au moyen de liaisons téléphoniques par satellite et du courrier électronique. Elle donne un cours de biologie marine de niveau universitaire au Centre des sciences de la mer Huntsman à St. Andrews, au N.-B. La Chaîne éducative, la BBC et Rogers Cablevision ont présenté dix documentaires sur ses travaux. Mme Conlan a fait plus de 50 présentations sur le milieu biologique marin dans l'Arctique et l'Antarctique devant des élèves des écoles élémentaires et secondaires et des groupes d'adultes ayant des intérêts spéciaux. Elle a été interviewée deux fois par CBC Morningside, le Owl Magazine et Women's Sports and Fitness. Sa dernière émission télévisée, " Diving under the Antarctic Ice ", était une initiative pour permettre aux élèves de plus de 8 000 écoles, dans tout le Canada, de suivre des cours sur support télévisuel. Mme Conlan continue à manifester son vif intérêt pour l'éducation en participant à l'expédition " Students on Ice ", une croisière éducative en milieu polaire pour les adolescents. Un livre pour enfants qui relatera ses aventures de plongée dans l'Arctique et l'Antarctique sera publié sous peu.

Luke Copland

luke.copland@uottawa.ca

photo, Luke CoplandLuke Copland est professeur agrégé et détient la Chaire de recherche universitaire en glaciologie à la faculté de Géographie de l’Université d’Ottawa. Ses recherches portent sur la dynamique et les changements récents des glaciers et plateformes de glace, surtout dans le Nord canadien. Il allie dans ses recherches la télédétection et les mesures sur le terrain et vise principalement à comprendre ce qui contrôle le déplacement des glaces et le bilan massique des glaciers et la façon dont ils peuvent évoluer en fonction du changement climatique.

Nathan Gillett

Nathan.Gillett@ec.gc.ca

Photo de Nathan GillettNathan Gillett est chercheur et gestionnaire du Centre canadien de la modélisation et de l’analyse climatique à Victoria (Colombie-Britannique), Canada. Il axe ses recherches sur la compréhension, la détermination et la prévision des changements climatiques par l’analyse des simulations de modèles climatiques et la comparaison avec les observations. Il s’est attaché à préciser les causes des changements observés dans les variables, par exemple la température, la pression, les précipitations, l’humidité et l’ozone stratosphérique. Il s’intéresse également au couplage stratosphère-troposphère et aux effets de l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique sur le climat de l’Antarctique.

Nathan a été auteur principal du quatrième et du cinquième rapports d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ainsi qu’auteur principal du rapport d’évaluation 2014 de l’Organisation météorologique mondiale sur l’appauvrissement de la couche d’ozone. Nathan Gillett détient un doctorat en physique atmosphérique de l’Université d’Oxford.

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Tom James

Thomas.James@NRCan-RNCan.gc.ca

Dr Thomas JamesM. Thomas James est chercheur à la Commission géologique du Canada, au Ministère des ressources naturelles. Titulaire d'un doctorat en géophysique de l'université Princeton, il est professeur adjoint à l'Université de Victoria ainsi qu'à l'Université Ohio State. M James étudie l'ajustement isostatique glaciaire, c'est-à-dire les mouvements de la partie solide de la Terre en réponse aux changements dans les couches de glace et dans les glaciers. M James s'intéresse en particulier aux variations du niveau de la mer -- passé, présent, et futur. Il a élaboré des modèles s'appliquant à l'ajustement isostatique glaciaire antarctique qui sont utilisés dans l'analyse des données obtenues par satellite afin de décerner la contribution actuelle de l'antarctique aux changements du niveau marin . Lors de la saison de recherche antarctique 2005/06 M James, basé à la station de recherche McMurdo avec ses collègues américains, a effectué des mesures du mouvement de la croûte aux Monts Transantarctiques. Il est représentant canadien aux réunions du Comité scientifique sur la recherche antarctique depuis 2004.

Thayyil Jayachandran

jaya@unb.ca

photo, Thayyil JayachandranThayyil Jayachandran est professeur à l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB). Ses recherches se concentrent sur le système vent solaire – magnétosphère – ionosphère (SW-M-I). Il procède à des mesures de l’ionosphère afin de saisir la relation entre le vent solaire, la magnétosphère et l’ionosphère à l’aide d’un certain nombre d’instruments radios et optiques au sol dans l’Arctique canadien. M. Jayachandran est chercheur principal du Réseau ionosphérique de l’Extrême-Arctique canadien (CHAIN) et membre de diverses missions satellitaires canadiennes et internationales. Il est aussi le président actuel de la Commission G et H du Comité national canadien (CNC) de l’Union radio-scientifique internationale (URSI).

M. Thayyil Jayachandran détient un doctorat de l’Université de l’Andhra, en Inde.

Anita Dey Nuttall (présidente)

anitad@ualberta.ca

photo, Anita Dey NuttallAnita Dey Nuttall est directrice associée de l’Institut circumpolaire canadien de l’Université de l’Alberta. Elle a un doctorat en écologie et gestion en milieu polaire de l’Université de Cambridge. Sa recherche porte sur l’interface entre la science et la politique dans les régions polaires, notamment la façon dont la politique scientifique et les intérêts stratégiques d’un pays influencent et déterminent le développement de son programme national sur l’Antarctique. Elle prépare également de nouvelles recherches sur la stratégie du Canada sur les sciences polaires et sa place dans la politique scientifique nationale du Canada. De plus, Mme Nuttall s’intéresse à l’étude du leadership dans les pays nordiques dans la mise en place de la scène propice à la collaboration dans les régions polaires dans un contexte mondial, notamment leur approche à la promotion de la notion de « sécurité complète ». Elle est corédactrice de International Relations and the Arctic: understanding policy and governance (Cambria Press, 2014).

Émilien Pelletier

emilien_pelletier@uqar.qc.ca

Dr Emilien PelletierM Émilien Pelletier est professeur à l' Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER/UQAR) et directeur de la Chaire canadienne de recherche en Écotoxicologie marine. Il se spécialise en chimie environnementale ainsi qu'en toxicologie appliquée visant les écosystèmes des hautes latitudes. La majeure partie de son travail est vouée à la biorémédiation des sols contaminés et aux sédiments aux alentours des installations de recherche subantarctiques et antarctiques. Il a développé des programmes collaboratifs avec l'Institut Paul-Émile Victor (IPV, France) ainsi que l'Instituto Antarctico Argentino (IAA, Argentine). Il a également publié bon nombre de communications traitant des niveaux de contamination observés aux stations antarctiques ainsi que les moyens de nettoyage des sols contaminés utilisant des techniques douces et les communautés bactériennes indigènes, conformes au protocole sur la protection environnementale du Traité de l'Antarctique. Émilien et son équipe de recherche travaillent également sur les risques environnementaux liés à la navigation commerciale dans l'Estuaire du St-Laurent et le Fjord du Saguenay, où les conditions hivernales sont souvent comparables à celles qui prévalent à la Péninsule de l'Antarctique.

Wayne H. Pollard

wayne.pollard@mcgill.ca

Photo, Wayne PollardWayne H. Pollard est professeur à l’Université McGill. Dans le cadre de ses recherches, il mène des enquêtes sur le terrain, étudiant l’eau et la glace dans les environnements polaires désertiques et froids de l’Extrême-Arctique et de l’Antarctique. Ses objectifs à long terme sont de comprendre et d’expliquer les processus hydrologiques et physiques qui forment et définissent les paysages arides et froids et de préciser les créneaux environnementaux du pergélisol capables de soutenir la vie microbienne à la limite ou quasi-limite de son habitabilité. Ses recherches vont de l’observation sur le terrain et des mesures des processus naturels à l’échelle des formes de relief et du paysage à l’examen au microscope des pores du sol, des cristaux de glace et des pellicules de saumure intracristalines.

Ses recherches sont centrées sur ce qui suit : a) l’étude de l’interaction dynamique entre l’eau et le sol cryotique, b) la formation et la dégradation de la glace superficielle et sous-superficielle et c) l’interprétation de l’importance environnementale des formes de relief liées au pergélisol, à la glace de fond et aux eaux souterraines.

 Wayne H. Pollard détient un doctorat de l’Université d’Ottawa.

Peter Pulsifer

pulsifer@nsidc.org

Dr Peter PulsiferPeter Pulsifer est chercheur postdoctoral du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), Université du Colorado à Boulder. Il vit au Canada où il est chercheur invité au centre de savoir Inuit, Inuit Qaujisarvingat. Avant son affectation au NSIDC, Peter était candidat au doctorat et chercheur postdoctoral travaillant sous la direction du professeur Fraser Taylor au Centre de géomatique et de recherche cartographique de l'Université Carleton où il travaille encore comme associé à la recherche. Lorsqu'il faisait ses études de doctorat, il était le principal chercheur pour la production d'un atlas en ligne qui montre et examine les complexités du continent antarctique et communique l'information pertinente à des fins d'éducation, de recherche et d'élaboration de politiques. Depuis 2002, M. Pulsifer est membre actif du groupe maintenant désigné sous le nom de Comité permanent de l'information géographique sur l'Antarctique du CSRA au sein duquel il a participé à la conceptualisation et au développement de l'infrastructure de données spatiales sur l'Antarctique. En 2003, il est devenu le représentant canadien du groupe maintenant désigné sous le nom de Comité permanent de gestion des données sur l'Antarctique. Il a travaillé pour le service des données et de l'information de l'Année polaire internationale, et maintenant il participe à l'élaboration du programme du réseau d'observation arctique continue.

Irene Schloss

irene_schloss@uqar.qc.ca

photo, Irene SchlossIrene Schloss est chercheure à l’Instituto Antártico Argentino (IAA) / Direction nationale de l’Antarctique, ainsi qu’au Conseil national de recherche scientifique et technique (CONICET) de l’Argentine. Elle est également professeure agrégée à l’Institut de la Mer de Rimouski (ISMER). Elle a œuvré dans de nombreux projets internationaux de recherche liant le changement climatique aux flux de CO2 entre l’atmosphère et l’océan, les effets des rayonnements UVB et les processus de jumelage physique ou biologique et la dynamique et l’économie du plancton marin.

 Mme Schloss vise à promouvoir la collaboration scientifique entre l’Argentine et le Canada, notamment en ce qui a trait aux recherches dans les régions polaires, soit l’Arctique et l’Antarctique. Elle est membre du comité directeur du programme de biologie du CSRA « Antarctic Thresholds - Ecosystem Resilience and Adaptation (AnT-ERA) » (seuils antarctiques – adaptabilité et adaptation des écosystèmes) et fait partie du groupe d’experts participant à la « veille de l’horizon » du CSRA.

 Mme Irene Schloss détient un doctorat de l’Université de Buenos Aires.

Peter Suedfeld

psuedfeld@psych.ubc.ca

photo, Peter SuedfeldPeter Suedfeld, MSRC, est professeur émérite de psychologie à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). Ses recherches portent sur la façon dont l’être humain s’adapte à la nouveauté, aux défis, au stress et au danger et comment il y fait face. Ses travaux portent sur trois grands aspects : études de laboratoire et cliniques sur la stimulation en environnement restreint (REST, par exemple en cuves de flottation); recherche sur le terrain sur les concomitants psychologiques et psychosociologiques du travail dans des environnements extrêmes inhabituels, par exemple l’espace et les stations polaires, ainsi que l’étude archivistique et expérimentale du traitement de l’information et du processus décisionnel en contexte d’incertitude et de stress. M. Suedfeld a été président de la Société canadienne de psychologie et de la Western Association of Graduate Deans; il a été président fondateur de l’International REST Investigators' Society et président du comité exécutif du Programme canadien de recherche sur l’Antarctique. À ce titre, il a représenté le Canada au conseil des gestionnaires des programmes nationaux sur l’Antarctique du Comité scientifique pour la recherche antarctique (CSRA). Il représente à la fois le Canada et l’Union internationale de psychologie scientifique au Groupe scientifique permanent des sciences de la vie du CSRA. Peter Suedfeld a un doctorat de l’Université Princeton.

Philippe Tortell

ptortell@eos.ubc.ca

photo, Philippe TortellPhilippe Tortell est professeur agrégé à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). Ses travaux actuels portent sur la compréhension des facteurs biologiques, chimiques et physiques qui régulent la productivité primaire de l’océan et la concentration de gaz actifs sur le plan climatique, notamment le dioxyde de carbone (CO2), le sulfure de diméthyle (DMS), le méthane (CH4) et l'oxyde nitreux (N2O). Il s’intéresse actuellement à l’océan Pacifique subarctique, à l’Archipel arctique canadien et à divers systèmes côtiers de l’Antarctique.

Philippe Tortell détient un doctorat de l’Université Princeton.

Diana Varela

dvarela@uvic.ca

photo, Diana VarelaDiana Varela est professeure agrégée à l’Université de Victoria, occupant à la fois un poste au département de Biologie et à l’école des Sciences de la terre et des océans. Ses principaux domaines d’intérêt sont la biogéochimie marine et la physiologie écologique du phytoplancton. Dans le cadre de son programme de recherche, elle s'efforce de comprendre les diverses variations de productivité primaire du milieu marin et le cycle des éléments nutritifs dans les océans. L’objectif de recherche à long terme de Mme Varela est de lier les études physiologiques sur le phytoplancton à des phénomènes marins de plus grande envergure, par exemple mieux comprendre les effets des algues unicellulaires sur les cycles biogéochimiques de la Terre, la structure des écosystèmes marins et le changement climatique mondial au fil des époques géologiques. Ses études ont lieu en laboratoire et lors de croisières océanographiques dans les eaux côtières et hauturières de l’océan Pacifique Équatorial et Nord, l’océan Arctique et l’Antarctique.

Diana Varela a un baccalauréat en sciences de l’Universidad Nacional del Sur (Argentine), une maîtrise de l’Université de Boston et un doctorat de l’Université de la Colombie-Britannique. Elle est chercheure boursière à l’Université de la Colombie-Britannique, laboratoire de Vancouver Ouest (Pêches et Océans Canada), de l’Université de la Californie à Santa Barbara et de l’Université Simon Fraser.